GIP Lecture Online 7: Prof. Dr. Barbara Schellhammer

-21 January 2021, 7 pm

Prof. Dr. Barbara Schellhammer: Zum Anspruch des Fremden im Denken


"Der Vortrag thematisiert den Anspruch des Fremden in der Philosophie. Ausgehend von der Klärung der Begriffe des "Anspruchs" und des "Fremden" geht er der Frage nach, warum sich (nicht nur) das westliche Denken schwer tut mit Fremdem. Daran anknüpfend formuliert er drei Thesen, wie das Philosophieren mit "Fremdheitsanspruch" gelingen könnte. Dies geschieht vor dem Hintergrund der Erfahrung des interkulturellen Philosophierens mit indigenen Menschen in Kanada."

 


 

GIP Lecture Online 8: Dr. Hora Zabarjadi Sar

-11 February 2021, 7 pm

Dr. Hora Zabarjadi Sar:

Islamic Feminism: The Iranian Narrative

Islamic feminism speaks ‘in the name of’ women who refuse to choose between the ‘road to feminist emancipation’ and their ‘belonging’ to Islam as a culture and a religion. Islamic feminism is not only a ‘posture’ but a ‘performance’; a struggle that aims to surpass the ‘resistance identity’ to ‘project identity’ by actively engaging in a hermeneutical discourse with the Holy text as an embodied subject. Women’s hermeneutical engagement with the text will actualize those potential of the text that is abandoned and neglected by the patriarchal approach to it during the last 14 centuries. However, women’s participation in and support for the Islamist movement provokes strong responses from feminists across a broad range of the political spectrum. One of the most common reactions is the supposition that women Islamist supporters are pawns in a grand patriarchal plan, who, if freed from their bondage, would naturally express their instinctual abhorrence for the traditional Islamic mores used to enchain them.

While Afsane Najm Abadi, one of the prominent figures of Iranian feminism, believed that post-colonial discourse is an ‘inaccessible space’ for discussing about Iran, as the discourse of colonizer and colonized leaves no space for the ‘neither-nor’ zone, but others like Minoo Moallem and Ziba Mir-Hosseini discussed that both the translational discourse of the modernist and reformist Iranian elite from the late nineteenth and early twentieth centuries and the Islamist Fundamentalist approach to gender in the post-revolutionary Iran were a reaction to the Western concept of civilization and the western account of Persia.

This presentation aims to reflect on the Islamic Feminism from an Iranian perspective and how certain historical moments led to the realization of Iranian Muslim woman’s identity, fighting simultaneously two entangled battles against colonial discourse of a civilizing mission of West and patriarchal representation of religious identity. Although, Islamic Feminism is not the only feminist movement that is traceable in Iranian modern history, by providing an historical overview, I will discuss that the Iranian approach to Islamic Feminism is a part of a more profound political and religious movement that is known as ‘Islamic Reformism’.

 


 

GIP Lecture Online 9: Dr. Jonathan Chimakonam Okeke

-23 March 2021, 7 pm

Dr. Jonathan Chimakonam Okeke: "Overcoming the three Challenges of Intercultural Philosophy: A Conversational Approach"

 

Abstract

In this talk, I will provide a conception of intercultural philosophy and contrast it with that of comparative philosophy. I will argue that whereas the goal of comparative philosophy is to ‘investigate the possibility of constructing a philosophical universal from cultural particulars’, that of intercultural philosophy should be to ‘open a collective vista, a path to new ideas informed by a realisation of mutual limitations in order to extend the frontiers of knowledge. I will identify three prominent challenges that confront an intercultural philosopher and demonstrate how they could be addressed through the approach of Conversational Thinking.

 


 

GIP Lecture Online 10: Prof. Dr. Jean-Christophe Goddard

-27 April, 2021, 7pm

Prof. Dr. Jean-Christophe Goddard, "La pensée politique d’Eboussi Boulaga entre Amérique Latine et Afrique"

(In French with Q&A in English/French)

Abstract:

Eboussi Boulaga ouvre Christianisme sans fétiche par un court chapitre consacré à la colonisation comme « extirpation », par référence aux campagnes d’Extirpation menées par les catholiques espagnols au 16ème siècle au Pérou, « le précédent latino-américain » aidant, dit Eboussi, « à comprendre la situation africaine ». L’Extirpation coloniale est triple. Elle est Extirpation du lieu, Extirpation de la relationnalité et Extirpation du futur. L’unité du territoire, de la capacité de construire des relations et de se rapporter de façon non téléologique, non linéaire et répétitive, au temps, est ce que consacre pour Eboussi le terme de « civilisation ». L’Extirpation est alors proprement, sous son triple aspect, « décivilisation ». Répétant, trois siècles après les extirpateurs du vice-roi du Pérou, l’inversion caractéristique de la politique d’Extirpation qui fait passer l’attachement aux relations concrètes, sensibles et intellectuelles, qui fondent la communauté pour une dépendance idolâtre, l’Extirpation coloniale en Afrique (et tout particulièrement au Cameroun) a pour unique intention et pour effet certain la mise en « crise » de la politique, c’est-à-dire son empêchement –l’altération et la dégradation de son domaine distinctif : celui de la conception et de la réalisation commune des projets par l’échange des idées et des paroles. Dans la mesure où la politique est, pour Eboussi, « ce qui donne valeur à la vie en commun », la forme coloniale du gouvernement des hommes, qui, appuyée sur cette inversion, dé-politise la politique, « sape jusqu’aux fondations de la politique » au cœur même de l’exercice politique, entraîne donc nécessairement avec elle une totale dépréciation de la vie commune – c’est-à-dire tout bonnement de la vie. Cette forme de gouvernement politique paradoxal, proprement anti-politique, repose en outre sur une conception de l’exercice du pouvoir comme guerre généralisée et permanente contre une population spécifiquement ennemie. L’anti-politique d’extirpation ne se contente pas, en effet, d’une simple confrontation avec l’infidélité chronique des gouvernés : elle contre-invente elle-même cette infidélité en vandalisant les solidarités qui structurent en profondeur la société qu’elle se soumet, en produisant, par l’incitation à la haine, par la séparation, par toutes sortes d’exactions, le pire régime de désordre et de violence qui soit. Elle organise ainsi elle-même la régression à l’état de nature pré-politique qu’elle déplore et qui justifie son intervention transcendante sous la seule forme d’une action répressive. De ce qui constitue la condition de possibilité du socius humain, à savoir l’évitement délibéré de toute conventionnalisation fixiste, de toute collectivisation coercitive, par un travail de constante différenciation, elle fait un chaos, « une mer de dissemblance » – une impossibilité de vivre ensemble.